Le jardin

Durant la saison de croissance de la végétation, la consommation deau domestique peut grimper de 50 % par les besoins extérieurs. Les pelouses nécessitent de nombreux arrosages (évaporation de 3 à 6 litres deau par mètre carré et par jour en été), mais une bonne partie de cette eau est gaspillée par une application excessive.
En été, une pelouse jaunit, grille, mais ne meurt pas :
à la première pluie elle utilisera ses racines restées intactes pour se régénérer et reverdira.
Si vous ne supportez pas une pelouse jaunie, alors arrosez mais surtout arrosez malin !
Comment arroser ?
Avec quelle eau ?
Comment arroser ?
Evitez darroser au moment le plus chaud de la journée où la majeure partie de leau sévapore : larrosage du soir, voire matinal est à privilégier. De plus, il évite de brûler les végétaux par effet loupe. Vous pouvez utiliser des programmateurs qui déclencheront larrosage au bon moment et pendant le temps nécessaire.
A ce sujet, nhésitez pas à faire des essais de réduction du temps darrosage : rien de pire quun programmateur réglé pour les jours les plus chauds qui délivre la même quantité deau de mai à septembre.
Lefficacité de larrosage est en grande partie déterminée par le type de matériel employé. Les arroseurs doivent être adaptés aux dimensions et à la configuration de la pelouse pour ne pas arroser inutilement les allées et trottoirs. Les arroseurs déposant leau à plat sur le sol sont préférables aux arroseurs oscillants où la perte par évaporation peut atteindre 50%. Enfin, mieux vaut utiliser de nombreux asperseurs plutôt quun seul qui noptimisera pas le débit et la surface arrosée.

Les systèmes dirrigation goutte à goutte où seule la zone racinaire est arrosée, constituent la solution la plus efficace mais aussi la plus coûteuse à l'installation. Et attention à l'encrassement des systèmes qui nécessitent une pression et des conduits adaptés à la qualité de leau.
Quant au gazon, il est préférable de ne pas le tondre trop souvent et trop court (6 cm est une hauteur idéale), afin de conserver au gazon son humidité et améliorer sa résistance à la sécheresse. En effet, si elle est arrosée à la bonne dose, toute plante développe son système racinaire, ce qui la renforce en cas de sécheresse.
Une solution simple pour consommer moins d'eau consiste à réduire la superficie de la pelouse.
Dans tous les cas, vous pouvez remplacer les végétaux exotiques par des espèces végétales qui demandent moins deau (ex. pour le gazon : Zoysia au lieu de Ray-Grass ou Bermuda-Grass).

Source DIREN Champagne-Ardenne
Le jardin doit être organisé en fonction des demandes spécifiques des différentes espèces végétales : en pratique, le sol doit être humide à une profondeur dau moins 30 cm pour les arbustes, contre 10 cm pour les plantes à massif, 50 cm pour les arbres de moins de 5 ans et 5 à 10 cm pour les pelouses. En terme de quantité idéale, les arbustes se contentent denviron 40 L/m2 une fois par semaine, les arbres sensibles (de 3 à 5 m, plantés depuis 2 à 5 ans) demandent 70 L/m2 tous les 15-20 jours, les plantes annuelles et vivaces nécessitent une dizaine de litres par mètre carré tous les 2 à 4 jours, tandis que les pelouses exigent un sol humide sur 5 à 15 cm. Les plantes en bac se satisfont dune hydratation permanente de leurs racines (profondeur de lhumidité à vérifier régulièrement).
Dans tous les cas, larrosage doit être adapté au sol et aux conditions climatiques : plus fréquent et à débit plus élevé sur sol sableux et/ou caillouteux (où leau sinfiltre rapidement), il doit être plus lent et plus espacé sur sol argileux (faible infiltration).
Le vent participant beaucoup à lévaporation, le dessèchement peut être limité par des brises-vent naturels (arbres, haies) ou artificiels, autour des plantes les plus fragiles. Les plantes et arbustes isolés peuvent être protégés dune intense insolation par un ombrage adapté (parasol, toiles brise-vent ou association à dautres espèces végétales). Le paillage constitue une bonne protection des plantations en cas de surchauffe estivale, au contraire dun sol nu, qui se dessèche et se tasse au fil des arrosages. Un sol partiellement argileux peut également acquérir une «croûte » de surface freinant linfiltration des premières pluies, qui ruissellent avant de pouvoir pénétrer la terre. Casser la croûte de surface permet de favoriser linfiltration du sol, comme le souligne le dicton populaire : « un binage vaut deux arrosages ».
Les avantages du paillage sont multiples : il limite lévaporation, concentre leau darrosage (permettant den économiser jusquà 40%), ralentit la pousse des « mauvaises herbes » et évite que le sol ne se tasse tout en lui conservant une certaine fraîcheur et en apportant de la matière organique.
Le paillage (ou mulch) idéal sétablit sur un sol humide et biné, après élimination des adventices (mauvaises herbes). Le plus rustique utilise les débris végétaux des tailles (cyprès, thuyas), tontes de gazon et désherbages non traités (herbicides ou autres). Les matières sèches végétales (ex : les feuilles) constituent un paillage de qualité car exempt de graines. Les sols calcaires gagnent à être acidifiés par un paillage daiguilles ou écorces de pin. Les billes dargile sont à réserver pour les petites surfaces (pots et bacs de fleurs), tandis que le paillage plastique, peu esthétique, reste très efficace pour limiter lévaporation et la pousse des adventices.
Avec quelle eau ?
-
Leau de pluie
Lidéal est de pouvoir récupérer leau de pluie. Elle n'est pas chlorée comme l'est l'eau du robinet et les plantes s'en porteront mieux. Pour cela, vous disposez de plusieurs possibilités. La plus performante car permettant de stocker quelques mètres cubes consiste à utiliser ou réutiliser une ancienne fosse sceptique correctement nettoyée et de connecter sa descente deaux pluviales sans oublier un trop plein vers le réseau pluvial sil existe. Une simple pompe pourra ensuite délivrer leau nécessaire au jardin. Sinon, pour une utilisation plus ponctuelle, vous pouvez réaliser vous-même un récupérateur deau "à la bordelaise" ou encore acheter un récupérateur deau de pluie en plastique dans une jardinerie ou un magasin de bricolage(voir les fiches bricolage).
-
Leau de puits
Les maisons anciennes disposent souvent de puits qui servaient auparavant aux usages domestiques. De plus, de nombreuses entreprises proposent la réalisation de forages dans la nappe phréatique.
| Famille GASPI | Famille ECO |
|---|---|
| Arrosage du jardin : 100 m2 de pelouse 20 m3 soit 80 |
Arrosage du jardin : récupérateur d'eau de pluie 0 |
