Service InterUniversitaire
des Activités Physiques et Sportives
(SIUAPS)
Le SIUAPS gère les installations sportives des 4 universités bordelaises, qui s’étendent sur 30 environ hectares, à Pessac et comportent notamment :
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cinq terrains de rugby,
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quatre terrains de football,
- une piscine olympique.
Contenu du projet
Remplacer les terrains en herbe exitants par des terrains synthétiques pour :
- avoir la possibilité de les utiliser de façon beaucoup plus intensive (60h/semaine, au lieu d’au plus 15h/semaine pour un terrain classique),
- diminuer les contraintes et les coûts d'entretien
- réaliser des économies d'eau.
Deux terrains synthétiques ont été réalisés en 1998 et l’autre en 2001.
Le gazon synthétique y a été envisagé pour les terrains de football uniquement, car pour le rugby, les techniques utilisées à l’époque étaient assez abrasives en cas de chute. Par ailleurs, l’entretien à apporter à un terrain de rugby est moindre car des aspérités du sol et un gazon moins homogène peuvent être tolérés et ne gênent pas le jeu (pas de roulage du ballon). Le gain économique pour l’entretien est donc moindre également.
Photographies aériennes des terrains de grands jeux du SIUAPS

terrains de rugby terrains de football :
2 synthétiques et 1 en herbe
Ce qu'il faut savoir sur les terrains synthétiques
Dans la présentation sommaire suivante de l’historique des techniques utilisées pour les terrains synthétiques, les terrains du SIUAPS appartiennent à la seconde génération de terrains synthétiques :
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la première génération correspond aux terrains stabilisés, encore mis en œuvre actuellement mais présentant un confort de jeu assez faible ;
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la seconde génération correspond à ce qu’on appelle souvent des « moquettes » synthétiques, avec garnissage de sable ;
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la troisième génération a amélioré la qualité des fibres synthétiques et remplacé le garnissage des fibres synthétiques (à une hauteur variable de 1/3 à 2/3 de leur hauteur) par des matériaux plastiques, en totalité ou en partie (on a parfois une couche de sable surmontée d’une couche de granulats) :
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d’abord le SBR (granulat de caoutchouc, dérivé de pneu), qui présente l’inconvénient de chauffer de façon importante et de dégager des émanations au soleil, qui dans certaines conditions, peuvent être toxiques ;
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puis l’EPDM, plus onéreux, mais qui n’est pas toxique et présente aussi l’avantage de réduire les phénomènes d’abrasion lors de chutes.

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Pour les deux dernières générations, on rencontre des produits variables en ce qui concerne l'épaisseur de la fibre (en microns), le poids de la fibre (Dtex), la hauteur du velours (mm), des fibres monofilament plutôt qu'une fibre préfibrilisée, voire enfin des fibres en polyéthylène et/ou nylon.
En revanche, tous les gazons synthétiques sont conçus avec une association des couches suivantes :
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couche de fondation, avec drainage (identique à celle d'un terrain classique),
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éventuelle couche amortissante de souplesse (dans la cas du SIUAPS, il s’agit d’un matelas métallique),
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« moquette » synthétique, avec remplissage sable/et ou granulats synthétiques.

Coupes schématiques de gazon synthétique
Source : Albatros, gazon Greenfields
Bilan technique et financier
Le SIUAPS a mis en œuvre le gazon synthétique sur des terrains existants (drainés), le prix de revient unitaire a été d’environ 1.5 millions de francs à l’époque. Les coûts de fonctionnement sont limités (pas d’arrosage, pas de tonte ni de traçage, mais seulement un ratissage 2 fois par semaine, réalisé en ½ heure et un entretien en profondeur un fois par an pour environ 1K€/stade).
| TERRAIN SYNTHETIQUE | TERRAIN EN HERBE |
|---|---|
| Investissement | Investissement |
| 450 à 650 K€, selon qu’on utilise un terrain brut ou un ancien terrain (fondation drainée existante), et selon aussi les natures des fibres et des granulats retenues | 200 à 300K€ pour un terrain de bonne qualité |
| Fonctionnement | Fonctionnement |
| 5 à 10 K€, selon la fréquence d’utilisation et l’encrassement (apports externes de débris végétaux ou autres) | 40 à 60 K€, selon l’arrosage, la fréquence d’utilisation, l’entretien effectué en régie ou délégué |
| Arrosage | Arrosage |
| très limité : quelques dizaines de m3, pour limiter l’échauffement, avec un système moins coûteux que pour un terrain classique | moyenne constatée en Gironde : environ 4 200 m3/an/stade, avec possibilité de se restreindre à 3 000m3/an environ avec un arrosage optimisé, voire moins s'il s'agit d'un terrain d'entrainement |
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dans tous les cas, le terrain synthétique est amorti sur au plus sa durée de vie (10 ans), il nécessite peu d’arrosage, et il est utilisable à une fréquence beaucoup plus élevée (au moins 4 fois supérieure), y compris pour la plupart des compétitions | |
Enfin, il faut noter que les terrains du SIUAPS ont été endommagés par des gens du voyage (pelouse arrachée), et qu’il a été possible de les réparer en découpant de nouveaux carrés de pelouse et en les fixant sur la couche de souplesse. Ils ont également bien supporté une utilisation intensive pendant 8 ans.
Contact
M. Jean-Louis Gay Lescot
SIUAPS
16 avenue Jean BABIN
33 600 Pessac
tel : 05 56 80 17 49
mèl : siuaps@u-bordeaux2.fr